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Diagnostic de maladies auto-immunes
Foie
Les maladies hépatiques auto-immunes incluent, entre autres, l’hépatite auto-immune (HAI), la cirrhose biliaire primaire (CBP) et l’angiocholite sclérosante primitive (ASP) et les syndromes de chevauchement.
Chez environ 98 % des patients atteints d’une HAI, les anticorps antinucléaires (AAN) peuvent se trouver soit isolés, soit combinés à des anticorps anti-muscles lisses, anti-épitope d’actine, anti-microsomes du foie et du rein (anti-LKM1), anti-foie et pancréas ou anti-antigène soluble du foie (anti LP/SLA). L’augmentation des globulines sériques IgG est aussi caractéristique des HAI.
La CPB se caractérise par la présence d’anticorps antimitochondriaux anti-M2 qui ciblent le complexe antigénique alpha-cétoacide déshydrogénase de la membrane mitochondriale interne. Les anticorps sont détectables chez 95 % des patients. D’autres anticorps spécifiques de la CPB peuvent généralement être détectés chez les rares patients atteints de CPB anti-mitochondries-négative (p. ex. anticorps contre les « dots nucléaires » (anti-SP 100), centromère ou membrane nucléaire). L’augmentation des globulines sériques IgM sont caractéristiques de la CPB.
Dans le cas de l’ASP, bien que les anticorps contre les granulocytes (pANCA) soient décrits, ils ne sont présents que chez environ 70 % des patients positifs à l’angiocholite sclérosante primitive et, selon la méthode, sont même détectables dans les cas d’hépatite et de vascularite auto-immunes. Le diagnostic doit donc principalement se concentrer sur la détection des changements du canal biliaire intra ou extrahépathiques par CPRE.
La détection des profils d’anticorps spécifiques chez les patients présentant un diagnostic non clair de maladie chronique du foie est donc utile pour le diagnostic précoce d’un processus auto-immune et permet aussi souvent la discrimination entre les processus infectieux et toxiques.
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